Témoignage

PHILIPPE POZZO DI BORGO : SE LAISSER DÉSARMER POUR VIVRE

Après la sortie du film Intouchables, Philippe Pozzo di Borgo a vécu un moment très fort dans la 1ère maison partagée à Vanves. “Je devais prendre la parole devant les résidents mais soudain j’ai été saisi de panique, incapable de parler et de prononcer le moindre mot.

Que pouvais-je dire à ces personnes si fragiles, dans des situations parfois intenables ?”

Laurent de Cherisey m’a alors entouré avec délicatesse et m’a laissé le temps dont j’avais besoin pour me désarmer. Il m’a amené à me décentrer de moi-même et à sortir de mes angoisses, de mes peurs, mes questions et mes doutes… Il me fallait m’ouvrir à la relation. Les mots ont pu alors sortir. Ce moment a été initiatique.

J’ai découvert à Simon de Cyrène une véritable école de la considération.
À vivre ensemble, valides et invalides, on est obligé de se désarmer et l’on apprend à vivre la rencontre avec l’autre. Jean Vanier à L’Arche et Laurent de Cherisey à Simon de Cyrène, nous ont ouvert la voie…

S’ouvrir à la fragilité nous ouvre à la fraternité.

Ces dernières années, J’ai suivi l’évolution des maisons et particulièrement celles de Nantes et d’Angers : des premières réunions de Compagnons jusqu’à l’ouverture des maisons partagées. J’ai été touché par la bienveillance des équipes mais aussi par la vigilance à faire rayonner le message de Simon de Cyrène à l’extérieur : dans leur quartier, dans leur ville et leur région, dans la société, les institutions… Le grand défi des années à venir sera de sécuriser le développement, de consolider les finances, et les équipes, et de continuer à éveiller des consciences que ce soit par des petits gestes de donation ou des engagements financiers, bénévoles, volontaires…

Avec 40 000 grands blessés supplémentaires tous les ans, que la médecine aujourd’hui sauve de la mort mais ne sait pas accompagner ensuite, Simon de Cyrène propose non seulement une solution innovante non prévue par les institutions mais appelle aussi et surtout la société à se réconcilier avec elle-même en rendant et en reconnaissant la dignité des personnes fragiles. Il y a urgence à ce que notre société sorte de l’impasse de l’individualisme et se désarme pour s’ouvrir à la rencontre et à la relation. C’est un changement de regard et une conversion du cœur. Simon de Cyrène est en réalité un lieu de thérapie pour notre société toute entière.

Pour lire l’édito extrait du Journal de la Fédération (Juin 2019), cliquez ici : 

Si vous souhaitez vous engager chez Simon de Cyrène ?

Il existe 5 communautés de maisons partagées en France
à Vanves (92), Angers (49), Rungis (94), Dijon (21) et Nantes (44) :

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