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QUEL FINANCEMENT POUR LE PROJET DE PARIS ?

L’association Paris de la Joie qui porte le projet de maisons partagées Simon de Cyrène à Paris, a rencontré Catherine de Salins, Secrétaire Générale de la Fédération Simon de Cyrène, chargée de l’accompagnement des projets, pour qu’elle nous éclaire sur les financements qui accompagnent une telle création.

À l’étape «projet», pouvez-vous nous expliquer comment va être constitué le budget global de lancement du projet ?

Catherine de Salins : Il faut d’emblée préciser que le projet Simon de Cyrène à Paris bénéficie de la mise à disposition gracieuse par le Diocèse de Paris du terrain du Monastère de la Visitation, reçu en leg des Soeurs de l’Ordre de la Visitation. L’absence de charge foncière, sur un tel site, est un atout exceptionnel pour l’association.

La phase en amont d’un tel projet concerne le budget « investissement ». Il tourne autour de 7,5 M d’euros qui serviront à financer les dépenses liées à la construction, aux aménagements spécifiques pour accueillir des personnes à mobilité réduite et aux  honoraires liés à la construction.

 

Il se répartit en trois « enveloppes » :
• La première, soit 25% du budget, est constituée de subventions « aides à la pierre » principalement versées par l’État en dotation par place pour personne handicapée créée. Elle concerne le financement de la construction.

• La seconde, soit 50% de ce budget investissement, résulte des emprunts PLAI (Prêts Logement Aidés à l’Intégration) souscrits par le bailleur social et que Paris de la Joie remboursera tout au long de l’exploitation des lieux de vie.
• La troisième enveloppe, soit 25%, provient du mécénat entreprises et particuliers, parmi lesquels vos donateurs, dont l’apport est essentiel.
Il convient d’ajouter une quatrième « enveloppe », soit environ 250 000 euros dans votre projet, qui concerne le financement des aménagements extra-fonciers soit les aménagements intérieurs, le mobilier… Cette enveloppe provient également du mécénat.

 

Pourquoi faire appel à un bailleur social ?

CdS : Le bailleur social est le seul habilité à rechercher les financements bonifiés et les subventions adéquates. Il permet aussi de disposer d’un maître d’oeuvre qui va diriger les travaux et procéder à des appels d’offres. Il s’agit d’un bailleur spécialiste de la construction et de la gestion de logements sociaux.

 

Si l’on résume, quels sont les principaux postes de cette phase d’investissement initial ?

CdS : La phase investissement inclut donc l’aménagement du terrain, la construction, les aménagements intérieurs, le mobilier et les honoraires des intervenants. Il ne faudrait pas oublier le fond de roulement (150 à 200 000 euros) indispensable à l’ouverture d’une Maison, qui permet le règlement, notamment des salaires, en parant à d’éventuels retards de financements publics.

En outre, les frais de premier établissement financent les pertes liées à la première année de remplissage, soit environ
150 à 180 000 euros pour 3 Maisons. Ici, les financements peuvent être publics et provenir du mécénat.
Enfin, il est indispensable de budgéter le salaire d’un gestionnaire de projet pour assurer les admissions, le suivi des travaux ou le développement du réseau associatif afin que soient identifiés les candidats potentiels.

 

Quel sera le budget de fonctionnement annuel de la Maison Partagée une fois ouverte ?

CdS : Le budget d’exploitation sera d’environ 1 400 000 euros, réparti à nouveau en trois enveloppes.
• La première concerne l’hébergement, soit 300 000 euros, financé par les loyers des résidents. À Paris, le montant du loyer
fixé par le ministère du Logement pour un appartement de 30 m2 est de 595 euros mensuels. Le résident règle ce loyer grâce à son Aide Personnalisée au Logement (APL) (soit 400 euros versés à Paris de la Joie) et à une partie (soit 195 euros) de son Allocation Adulte Handicapé (AAH). Aux redevances réglées par les résidents s’ajoutent celles des valides hébergés dans la Maison.

• La seconde enveloppe finance l’accompagnement des résidents handicapés et pèse 1M d’euros. Il est financé par la DASES via la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) Aide Humaine des résidents.
La Fédération travaille actuellement à l’obtention auprès de la DASES Paris d’un financement complémentaire à la PCH afin d’assumer les coûts induits par l’organisation du « vivre ensemble ».

• Enfin, la troisième enveloppe porte sur la vie associative pour un budget d’environ 100 000 euros qui sert notamment à
l’animation de la vie associative, essentielle pour la vie de la Maison.

 

Retrouvez cet article dans la LETTRE D’INFORMATION de JUIN 2018 (CLIQUEZ ICI)

 

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