Pour qui et pourquoi ?

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L’association Simon de Cyrène développe et anime des « maisons partagées »,  lieux de vie communautaires où adultes valides et handicapés (suite à des lésions cérébrales, traumatismes crâniens, AVC…) partagent une relation amicale et solidaire.

 

 

Chaque année, en France,  grâce aux progrès de la médecine d’urgence, 10 000 personnes survivent à un accident grave de la route, du sport ou vasculaire cérébral. Après plusieurs mois de coma, et des handicaps acquis, la vie est bouleversée. Perte de repères, d’emploi... mais aussi risque de solitude et de désocialisation. Se pose alors une question difficile: « Quel sens donner à ma vie, désormais ? ».
Une réponse innovante

La valeur d’une vie ne se résume pas à l’efficacité que nous sommes en mesure de déployer ou aux performances que nous affichons. Elle tient aussi pour beaucoup à notre capacité à entrer en relation avec l’autre. »

 

Groupe de travail « Projet de Vie »

 

 


L'association Simon de Cyrène, créée par des personnes handicapées et leurs proches, développe une réponse innovante fondée sur la conviction que la vie prend sens dans la relation gratuite à l’autre. Nous créons et animons des maisons partagées entre personnes handicapées et valides, véritables lieux de vie communautaires. Afin de pouvoir « vivre chez soi sans être seul », chacun dispose de son studio au sein de grands appartements/maisons communautaires.


L’arrivée du handicap est un immense choc. Mais très vite surviennent l’isolement et la solitude : ce sont eux qui rendent le plus malheureux. Au sein des maisons partagées, je peux me reconstruire pas à pas, partager des activités, nouer des liens forts. C’est comme une famille pour moi… »

 

Jeanne, résidente depuis 2010

 

Ce qui me surprend le plus dans cette expérience, ce sont les résidents qui me donnent envie de continuer. Je me sens bien avec eux. J’aime nos relations de partage, je me sens aussi souvent écoutée que je les écoute. »

 

Annie, volontaire en Service Civique

Retrouver du sens

Au sein de ces maisons et appartements partagés se développent dans un même quartier, des communautés de vie entre résidents valides et handicapés, mais aussi avec l’extérieur. Si nous dépassons nos peurs de la différence, si nous osons conjuguer nos fragilités, alors, la vie peut retrouver un sens, être à nouveau drôle, tendre et profonde.


Ici, je reçois autant que je donne. Je découvre que ma vie ne tient pas à mon efficacité ou à ma performance. Aujourd’hui, elle prend tout son sens dans la relation simple et vraie avec des personnes authentiques et sincères dans leur fragilité. »


Chloé, assistante depuis 2011